Trois ans de suspension à toute compétition internationale pour la Fédération de handisport



Le Commissariat national à la Jeunesse et aux Sports a suspendu, pendant les trois prochaines années, la Fédération comorienne de handisport de toute activité sportive hors du territoire national. La Fédération comorienne de handisport aussi appelé Comité national paralympique des Comores est la première institution sportive nationale qui écope une sanction suite à la disparition dans la nature de ses athlètes après une compétition à l’extérieur.



Trois ans de suspension à toute compétition internationale pour la Fédération de handisport
Les raisons de cette suspension sont simples. Deux athlètes comoriens du Comité national paralympique des Comores ont quitté le groupe à La Réunion lors de la 8e édition de la coupe des clubs champions handisport de l’Océan Indien, qui s’est déroulée en septembre dernier. Cette décision est rendue publique, la semaine dernière, par Ahmed Mahamoud, commissaire national à la Jeunesse et aux Sports. “Ils étaient avertis avent leur départ. Ils savaient bien qu’ils seront punis en cas de disparition d’un de leurs”, a affirmé Soilihi Moumini, secrétaire général du commissariat.

Il précise que “ils sont partis douze à La Réunion et sont rentrés dix. On est considéré comme des complices à la disparition de ces deux athlètes. On ne peut pas laisser nos athlètes disparaitre à chaque fois qu’ils partent pour une compétition ailleurs”. Des copies de cette décision ont également été transmises aux dix sept autres fédérations reconnues au niveau national, au Cosic, au ministère des Relations extérieures et au secrétariat général du gouvernement. “Cette sanction sera praticable à toutes les dix huit fédérations nationales.

“C’est vrai que les deux athlètes ne sont plus revenus. Mais la sanction est illégale et trop sévère. Trois ans c’est trop”

Nous sommes conscients et au courant de la disparition d’athlètes nationaux depuis 2009, mais on a jugé mieux de prendre cette décision maintenant afin d’éviter des pires sanctions de la part du ministère des Relations extérieures et d’autres services consulaires”, soutient Maitre Soilihi alias Kesse du commissariat national à la jeunesse et aux sports. La riposte des responsables de la structure sanctionnée ne s’est pas fait attendre. Aboubacar Zouboudou, président de la Fédération incriminée reconnait qu’ils attendaient cette sanction. “C’est vrai que les deux athlètes ne sont plus revenus. Mais la sanction est illégale et trop sévère. Trois ans c’est trop”, se plaignait-il.

“Les prochains Jeux des iles de l’Océan Indien auront lieu dans dix mois, en aout 2011”, se montrait très désolé le président du handisport. Il est à rappeler qu’en plus de ces deux handisportifs, sept autres footballeurs des moins de 17 ans, une kinésithérapeute et l’ex-président de la même fédération de handisport ont également préféré entrer dans la clandestinité dans cette même île française. Mais les responsables de la Fédération du handisport n’ont pas, cependant, croisé les bras depuis que la sanction qui frappe leur structure est tombée. Aboubacar Zouboudou a déposé un recours au commissariat afin de bénéficier d’une réduction de la peine infligée à sa fédération et aux clubs affiliés. “Nous avons déposé un recours depuis le 19 novembre mais nous n’avons pas encore reçu une réponse”, a enfin confié le patron de la Fédération national de handisport.
Trois ans de suspension à toute compétition internationale pour la Fédération de handisport

Rédigé le Vendredi 26 Novembre 2010 à 15:22 | Lu 1372 fois


Elie-Dine Djouma


1.Posté par tam le 26/11/2010 22:47
C'est une décision inacceptable même si le geste est aussi inadmissible. Les gens qui ramènent ces jeunes sur l'île de la Réunion ont un seul rôle, encadrer ces jeunes que dans le milieu sportif, pas en dehors.
C'est inadmissible qu'on donne à ces cadres des fonctions de surveillances comme s'ils font partis du ministère de l'intérieur. Ce n'est pas eux de faire cette surveillance. Il ne faut pas exagérer. On est entraine de pénaliser un pays pour une minorité des personnes, c'est immoral.
Il faut que cette fédération revient à la raison. La seule chose à faire, c'est de chercher ses personnes. C'est à la police et la justice française de faire ce travail.

2.Posté par Said le 27/11/2010 19:31
Je trouve cette sanction exagérée, les encadrants sont responsables certes de ces enfants mais ils ne pouvaient pas savoir ce qui aller se passer. Sanctionner tout un club à cause de la bêtise de 2 personnes est inacceptable.

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