Napalo, artiste peintre et sculpteur Comorien: « On veut permettre aux artistes de s’exprimer librement… »



La galerie d’arts Napalo (GAN), a ouvert ses portes du 14 au 28 novembre, à une exposition de dessin contemporain. Cette exposition du 1er salon d’art contemporain, est dédiée au 4èmeanniversaire du centre Karthala, une association en faveur des artistes comoriens. Ali Mroivili dit Napalo, le président de ce nouvel espace culturel de la capitale, est un artiste, sculpteur, connu mondialement en tant que peintre. Diplômé d’art visuel, Napalo a un statut d’opérateur culturel, et joue le rôle d’un consultant régional en art contemporain au niveau de l’Océan Indien, et de l’Afrique de l’Est. Dans une interview qu’il a accordée à HZK-Presse / La Gazette, l’artiste estime qu’un pays « ne peut avancer sans culture ».



Napalo, artiste peintre et sculpteur Comorien: « On veut permettre aux artistes de s’exprimer librement… »
Question: Quel est le thème de cette exposition ?

Ali Mroivili : Le thème de cette exposition est porté sur le dessin, dans tous ses aspects. On crayonne de façon multiple. Qui veut dire que, la vision de l’un n’est pas celle, ou ne sera pas celle de l’autre. On peut dessiner un marteau, et dire que ceci n’est pas un marteau pour faire travailler les esprits des gens et permettre aux artistes de s’exprimer librement.

Question : Pour quel objectif vous vous soumettez à cet art ?

A.M : C’est éducatif. Après mon expérience vécue au Pays-Bas pendant dix années, j’ai vu qu’il était nécessaire de venir aider mon pays. Je forme des enfants pour que demain il y ait des responsables pour former la culture. Je dirai que c’est une stratégie pour sensibiliser et donner un sens à la culture.

Question : Est-ce que le fait d’être un artiste vous apporte quelque chose dans la vie ?

A.M : Je ne chôme pas en tout cas. On me donne un travail artistique avec des clientèles dont je suis très fier, et, je travaille bénévolement au centre Karthala. Je vends mes œuvres à l’extérieur et j’interviens dans les espaces publics. Je trouve mes commandes sur les places publiques de là où je me trouve.

Question : Au centre Karthala, vous faîtes quoi au juste ?

A.M : C’est un espace de création qui mène à réfléchir sur le développement d’art visuel au pays. Nous aidons nos artistes comoriens à avoir une image à l’extérieur. On les lance pour pouvoir leur trouver du travail et s’exposer. Nous avons d’ailleurs le souhait de lancer un programme permanent de formation des jeunes, et on cherche des équipements.

Question : Il n’est pas facile de tenir un centre comme le votre en termes de moyens…

M.A : Heureusement, on a une collaboration avec des écoles d’arts à l’extérieur (Maurice, Hollande…). Ces associés ont aidé à la création de ce centre dans nos projets. Cette année 2010, on a eu un financement sur le réseau « Arts Collaboratory » pour le renforcement des capacités de gestion de notre centre, en vue de professionnaliser notre action. Tout ce qu’on a reçu nous aide à initier un projet de jardin des arts.

Question : Concernant les artistes, ont-ils déjà eu des opportunités ?

A.M : Heureusement oui, encore une fois. En 2005, deux de ces artistes m’ont accompagné à Maurice. Et, récemment, cette année, un artiste a fait son premier voyage au Brésil, avec l’opportunité du centre. La Fondation Prince de la Hollande, a soutenu notre déplacement. C’est la crédibilité de notre centre.

Question : Ayant participé à plusieurs expositions à l’extérieur, notamment celle de « Africa Now » organisé par la Banque mondiale, vous conseillerez quoi à notre pays, possédant cette expérience ?

A.M : Je dirai qu’un pays ne peut avancer sans culture. A l’extérieur, les réceptions sont montrées par la culture. Or, ceci n’est pas le cas dans notre pays, alors qu’il y a toujours un ministère de la culture. Pourquoi on ne nous privilégie pas ? Le tourisme ne peut se développer sans les créateurs. Les touristes doivent acheter nos arts d’ici, et on nous doit les moyens d’apprendre les jeunes.


Napalo, artiste peintre et sculpteur Comorien: « On veut permettre aux artistes de s’exprimer librement… »

Rédigé le Jeudi 25 Novembre 2010 à 19:15 | Lu 1342 fois


Fatouma Hamada


1.Posté par houssein faby le 21/06/2012 19:17
merci pour cette initiative grand frère félicitations bonne continuation

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