Journée nationale Maoré: « On ne peut pas enterrer la question de Mayotte »



Le comité Maore se prépare à célébrer la journée nationale Maore ce vendredi. Cette année, comme les années précédentes, les Comores organisent cette manifestation pour accentuer la réclamation de la 4ème île occupée par la France.



Journée nationale Maoré: « On ne peut pas enterrer la question de Mayotte »
35 ans sont passés depuis que Mayotte est occupée illégalement par la France, mais la réclamation ne faiblit pas. Le gouvernement comorien comme les organisations de la société civile à l’exemple du Comité Maore, ne cesse depuis l’indépendance du pays de rappeler que c’est un Etat comorien composé de quatre îles qui a été admis comme membre de l’Onu, le 12 novembre 1975. Cette date est retenue depuis 2005 comme « journée nationale Maore ».

Une occasion pour le comité Maore, les autorités nationales et l’ensemble de la population de maintenir vivace la flamme de la revendication de la quatrième île de l’archipel par des activités de sensibilisation. « Depuis que la « question de l’île comorienne de Mayotte » est systématiquement inscrite à l’ordre du jour provisoire des Assemblées Générales successives de l’ONU… L’appartenance de Mayotte aux Comores fut affirmée avec force et la politique française condamnée sans réserves », rappelle-t-on au sein du comité Maore.

« Nous, comité Maore, on se bat pour que cette journée soit nationale », a lancé Idriss Mohamed, animateur du comité Maore. Depuis son lancement en 2005, ce comité Maore se bat pour la réintégration de Mayotte dans son giron naturel. Cette année, la journée sera consacrée à une prière aux morts. « Comme ce 12 novembre tombe un vendredi, nous allons lire le Saint Coran, et commémorer nos victimes » [allusion aux milliers de victimes de la traversée du bras de mer séparant Mayotte et Anjouan], a expliqué Idriss Mohamed.

D’autres activités sont également au programme comme une « veillée poétique » dans la nuit de ce vendredi, à partir de 20h 30. Malgré 35 ans de développement séparé, les Mahorais sont demeurés profondément comoriens par la culture. Chacun comprendra pourquoi l’on n’entend pas certains Mahorais qui résident à Mayotte même, se battent pour le respect de l’intégrité territoriale des Comores, indexent le colonialisme et dénoncent la politique de l’assistanat et la mainmise étrangère sur l’économie de l’île.

Le samedi, lendemain de la journée nationale Maore, sera consacrée à une cérémonie officielle à 9h, au Palais du peuple. « En cette occasion, il y aura un discours de son excellence, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi », affirme Idriss Mohamed. Trois ateliers seront à l’ordre du jour pour la célébration de la « journée nationale Maore ». Il sera question du transfert de la capitale (Dzaoudzi), de l’aspect juridique de la question de Mayotte, et de la situation complète à Mayotte. « C’est un Maore qui va nous exposer », indique cet animateur du comité. « On ne peut pas enterrer la question de Mayotte », conclut Idriss Mohamed.

C’est par une résolution adoptée à l’unanimité par les députés comoriens réunis en session extraordinaire le 12 novembre 2005, que cette journée a été instaurée, obligeant le gouvernement à la célébrer chaque année jusqu’au retour de l’île dans son giron naturel.


Rédigé le Jeudi 11 Novembre 2010 à 19:38 | Lu 806 fois


HZK-Presse - Fatouma Hamada

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